Objectif Zéro Déchet… ou presque !

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Tout a commencé le jour où j’ai lu le livre de Béa JOHNSON « Zéro déchet ». Avant ça, je me contentais de faire le tri sélectif  et de manger, autant que possible, des produits frais, bio et locaux en me donnant bonne conscience. Jusqu’au jour où j’ai pris conscience de l’importance de certaines de mes actions qui, pourtant, me paraissaient anodines. En effet, quand j’ai vu la vitesse à laquelle je remplissais mes poubelles, j’ai réalisé que je devais changer mon mode de consommation. J’ai, donc, commencé à entreprendre les changements qui me paraissaient les plus simples: arrêter d’utiliser, à tout-va, du sopalin, commander un lombricomposteur et trouver une alternative à tout ses produits sur-emballés que l’on nous vend dans le commerce. C’est alors que je me suis intéressée, de plus près, à l’univers du zéro déchet. Résultat, après des mois de pratique, j’avais envie de partager avec vous mon expérience.

Avant de vous faire part des différentes astuces et changements que j’ai entrepris, je tenais à vous faire part de mon avancée dans ce défi de « zéro déchet ». A l’heure d’aujourd’hui, j’ai diminué le nombre de mes ordures ménagères de plus de moitié. En effet, au début je produisais quasi 3 poubelles par semaine alors qu’à l’heure actuelle je ne suis plus qu’à 1 poubelle. Vous me direz c’est déjà pas mal, mais je suis certaine de pouvoir faire mieux en développant plus le vrac.

Aujourd’hui, je fais attention à tout. Par exemple, je ne vais jamais acheter mon pain sans mon sac ce qui m’évite d’avoir ce « fameux » sac, qui, soyons honnête, fini directement à la poubelle une fois arrivée à la maison. Alors, certes la majorité des commerçants me prennent pour une folle, mais le simple fait de les interpeller engage la conversation.

Pour mes courses, je consomme, de préférence, des produits frais et des produits en vrac. Bien évidemment, cela oblige à passer un peu de temps en cuisine. Ceci dit, qu’est-ce-que c’est agréable de manger des produits frais et de tester différentes recettes chaque semaine.

Vous l’aurez donc compris, se lancer dans ce défi ne demande rien de plus que du bon sens. En s’engageant dans ce mode de vie, on réduit son impact sur l’environnement en limitant ses déchets et le gaspillage. Fini la surconsommation ! On consomme juste et bon.

Alors pour en arriver là où j’en suis aujourd’hui, voici quelques points qui pourront vous être utiles ;)

Pour commencer, voici les règles de bases à intégrer:

  • Refuser (ce dont nous n’avons pas besoin)
  • Réduire (ce dont nous avons besoin et ne pouvons pas refuser)
  • Réutiliser (ce que nous consommons et ne pouvons ni refuser, ni réduire)
  • Recycler (ce que vous ne pouvez ni refuser, ni réduire, ni réutiliser)
  • Composter (ce qu’il reste)

Partant de ce constat, voici les changements que vous pouvez entreprendre sans trop d’efforts:

– Remplacer le sopalin par des chiffons microfibres

– Faites le tri dans votre maison afin de ne garder que le nécessaire

– Remplacer les mouchoirs papiers par des mouchoirs en tissus

– Faites vos courses en vrac (tant que possible) et acheter des produits frais auprès des producteurs locaux afin de limiter l’impact écologique et les emballages inutiles. Et, si possible bio, bien entendu ;)

– Cultiver ses propres légumes (même sur un balcon c’est possible: la preuve en est ICI)

– Fabriquer ses propres produits ménagers

– Utiliser des ustensiles de cuisine en inox et bannir le plastique

– Bannir le papier aluminium en fabricant vos propres couvercles en tissus (je vous en parle ICI)

– Acheter made in France pour limiter son impact écologique

– Troquer les tampons et les serviettes hygiéniques contre une coupe menstruelle ou des serviettes hygiéniques lavables

– Bannir les cotons tiges (qui sont voués à disparaître à partir de 2020) et les remplacer par des Oriculi.

– Optez pour le shampooing solide, bien plus économique & écologique

– Remplacer les éponges par des brosses en poils de crin de cheval

– Ne plus acheter de bouteille d’eau en plastique. Contentez vous d’une carafe et de perles de céramiques pour purifier l’eau.

Ceci reste bien sûr une liste non exhaustive. À vous de voir quelles sont vos priorités ;)

Mais, pour changer toutes ces habitudes, il faut évidement faire quelques investissements. Toutefois, ceci nécessite un budget certain. C’est pourquoi, le mieux est de procéder par étape. Mais, dites vous bien une chose, c’est qu’à terme vous ferez des économies.

FAIRE SES COURSES

– Sac en coton pour faire vos courses de vrac: Mamie Colette

– Sac à pain: Hakuna Taka

– Bocaux en verre: Le Parfait ou à chiner dans les brocantes et vides greniers

– Sac filet (idéal pour les légumes): Mamie Colette

– Produits de la ferme: Drive Fermier

– Paniers bio (Aix & Alentours): Potager City / Paume de Terre / Green Vitamine / La Bonne Saison / Harlem Bio

– Épicerie Vrac Itinérante (Pays d’Aix): Au poids Chiche

– Epicerie Vrac: Autrement Vrac (Salon de Provence) / Au grain près (Marseille)

CUISINE

– Couvercles en tissus : Hakuna Taka

– Ustensiles en inox made in France : Cristel

– Brosse vaisselle: Hakuna Taka

– Poubelle de tri: Hailo

– Perles de céramiques pour purifier l’eau du robinet: Les Verts Moutons

EN EXTERIEUR

– Produits nomades en tout genre (thermos, couverts…): Qwetch

BALCON ET JARDIN

– Fabriquer et installer un potager : Abricotoit

– Lombricomposteur : se renseigner auprès de sa ville. Le Pays d’Aix, par exemple, met à disposition des composteur pour seulement 10€. Pour obtenir son composteur, c’est par là.

SALLE DE BAIN

– Le nécessaire pour réaliser ses produits ménagers soi-même (mais aussi ses cosmétiques) : La Box du P’tit Crapaud

– Coupe menstruelle : Dans ma culotte

– Serviettes hygiéniques lavables : Dans ma culotte ou Ecolyne

– Cotons démaquillants : Ecolyne ou Les Tendances d’Emma

– Kit Layering (rituel de beauté Japonais): Les Tendances d’Emma

– Oriculi : Lamazuna

– Shampooing solide: La Savonnerie Les Essentiels

L’essentiel est de limiter au maximum les sur-emballages et les produits transformés. Ça fera du bien à notre planète et, par la même occasion, à notre santé. Et, souvenez-vous d’une chose : LE MEILLEUR DÉCHET C’EST CELUI QUE L’ON NE PRODUIT PAS !

Si vous ressentez le besoin (tout comme moi) de vous investir dans ce combat contre les déchets, vous pouvez également adhérer à l’association Zéro Waste France et/ou Zéro Waste Provence.

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8 Responses
  • MamaFunky
    juin 26, 2017

    Merci Estelle pour ces pistes. J’ai déjà adopté pas mal de ces gestes. Par exemple je n’achète plus de gouter aux enfants, je leur fait des gâteaux maison trop bon.
    L’eau, on n’en achète pas non plus. On boit celle du robinet qui est très bonne.
    Pour les légumes, j’achète déjà chez mon primeur qui se fournit localement. Je réutilise à chaque fois mes sachets papier, et j’emporte toujours mes sacs de courses en tissu.
    Après je sais qu’il me reste encore beaucoup beaucoup de chemin à faire.
    D’ailleurs, toi qui a un composteur, ça se gère bien sur un balcon ?
    Prochaine étape, faire pousser de bonnes choses sur mon balcon.

    • Le Lab' by Estelle
      juin 28, 2017

      Je vois que nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses à adopter ce genre de gestes :-) C’est top !

      Alors pour le composteur sur le balcon il faut absolument de l’ombre… C’est assez compliqué à gérer il faut pas croire. Moi je pensais que ça serait facile mais le compost peut vite être envahit de moucherons. Il faut absolument mettre du journal et du carton à chaque fois que tu ajoutes des épluchures.

      Par contre le potager sur le balcon ca c’est hyper pratique et facile ;-).

  • Cedex
    juin 27, 2017

    Bravo. Un super article sur le ZD. De mon côté j ai mis en place ce que tu décris. J adhère à tout …. sauf peut être à la coupe menstruelle. Il y a un groupe Facebook ZD production où des créatrices vendent sur commande coton démaquillant, charlottes, essuie tout, serviette….. il y a aussi des tutus sur you tube pour fabriquer des éponges. Seras tu la mercredi à la biocoop ? Bonne journée.

    • Le Lab' by Estelle
      juin 28, 2017

      Ah super ! Je vais aller voir ce qu’elles font :) Merci pour l’info !

      Malheureusement, je ne suis pas disponible…

  • Dormance
    juin 27, 2017

    Super article !

    • Le Lab' by Estelle
      juin 28, 2017

      Merci :-) Je suis contente qu’il t’ait plu !

  • Carol582
    juillet 1, 2017

    Les commerçants de quartier (boulangers, maraîchers, magasins bio, etc.) sont contents quand on a nos propres emballages ou qu’on réutilise les leurs jusqu’à la corde. En effet, quel énorme poste de dépenses dans leur comptabilité, que l’on cherche toujours à réduire par tous les moyens (offrir des sacs en coton, en crochet…). En tant qu’ex-gérante de boulangerie-pâtisserie, je parle en connaissance de cause, comme on n’a pas le droit de vendre une baguette sans emballage (a minima le carré de papier, a maxima l’étui pour la tradition, sinon en cas de contrôle, bonjour l’amende…), si quelqu’un se présente avec son propre sac, on le remercie et l’encourage à diffuser sa pratique. Question de bon sens ! Certaines enseignes de luxe, notamment Pierre Hermé, invoquent une question d’hygiène pour refuser de remettre des macarons dans les boîtes en plastique… Dommage, même si compréhensible sur des produits frais et périssables (idem pour la viande).

    • Le Lab' by Estelle
      juillet 3, 2017

      Bonjour Caroline,

      Vous m’apprenez quelque chose là ! Je ne savais pas que les boulangeries n’avaient pas le droit de donner le pain sans emballage. Cependant, moi qui ai investi dans un sac à pain, je suis tout de même confronter à des réactions étonnantes… Les gens ne comprennent pas ou même refusent de le faire. C’est un apprentissage quotidien mais il ne faut tenir bon :-)

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